terça-feira, 1 de julho de 2014

Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy placé en garde à vue / Le Monde . L'avocat de Nicolas Sarkozy et deux hauts magistrats en garde à vue / Le Figaro.


Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy placé en garde à vue

L'ex-président de la République Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue, mardi 1er juillet au matin, selon une source judiciaire citée par l'AFP. Depuis le 26 février, il est au centre d'une information judiciaire ouverte pour « trafic d'influence » et « violation du secret de l'instruction ».
Il était arrivé un peu avant 8 heures au siège de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) de la police judiciaire (PJ) de Nanterre pour y être interrogé. 

Lundi, son avocat, Thierry Herzog, avait déjà été placé en garde à vue, ainsi que le magistrat Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, avocat général à la chambre criminelle de la Cour de cassation. Les trois hommes sont interrogés dans le cadre de la même enquête. Leurs garde à vue ont été prolongées, mardi.

Comme l'avait révélé Le Monde le 8 mars, les enquêteurs pensent avoir mis au jour un « réseau » d'informateurs, au sein de la police et de la justice, susceptible de renseigner les proches de l'ancien président de la République dans les procédures judiciaires pouvant le menacer.

Les soupçons sont apparus au détour d'une information judiciaire pour « corruption » ouverte au printemps 2013 à Paris. Confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman, elle vise un éventuel soutien financier de la Libye à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, en 2007.



L'avocat de Nicolas Sarkozy et deux hauts magistrats en garde à vue
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Me Thierry Herzog et deux avocats généraux à la Cour de cassation sont interrogés ce lundi dans le cadre d'une affaire de trafic d'influence et de violation du secret de l'instruction, où est également cité l'ex-chef de l'État.

Ce pourrait être un nouveau coup dur pour l'ancien président de la République. L'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, et l'avocat général à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, ont été placés en garde vue lundi matin, selon une information révélée par Le Monde et confirmée de source judiciaire . Les deux hommes sont entendus dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre. Les enquêteurs cherchent à établir si Nicolas Sarkozy a cherché, avec l'appui de son avocat, à obtenir des informations auprès du haut magistrat sur une affaire le concernant, en échange de la promesse d'un poste de prestige. Un autre avocat général à la Cour de cassation, Patrick Sassoust, a lui aussi été placé en garde à vue. Et Nicolas Sarkozy pourrait lui-même être prochainement entendu.
Une information judiciaire avait été ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction, sur la base d'écoutes téléphoniques ciblant l'ex-président. Début mars, Gilbert Azibert et Thierry Herzog avaient déjà vu leurs domiciles et leurs locaux professionnels perquisitionnés. Le téléphone portable et du matériel informatique avaient été saisis chez l'avocat. Dans cette affaire, les enquêteurs souhaitent aussi savoir si Nicolas Sarkozy a été illicitement informé de son placement sur écoutes. La mesure, spectaculaire s'agissant d'un ancien président, avait été décidée en septembre dans une autre enquête, celle sur les accusations de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.
L'affaire trouve sa genèse au printemps 2013. Plusieurs proches de Nicolas Sarkozy ont été placés sur écoute dans l'enquête libyenne: Claude Guéant, Brice Hortefeux, mais aussi Michel Gaudin, ancien patron de la police nationale et ex-préfet de police de Paris. Plusieurs conversations de ce dernier interpellent les enquêteurs. Il semble notamment vouloir, en vain, se renseigner sur l'enquête libyenne auprès du patron du renseignement intérieur, Patrick Calvar. Les juges décident alors de placer à son tour l'ex-président de la République sur écoute, notamment le téléphone qu'il utilise sous l'identité d'emprunt de Paul Bismuth pour converser avec Me Herzog.
Outre les dossiers du financement libyen et du trafic d'influence, la justice mène plusieurs enquêtes susceptibles de se dresser sur la route d'un retour politique de Nicolas Sarkozy. La semaine dernière, le parquet de Paris a confié à des juges financiers une enquête pour «faux et usage de faux», «abus de confiance» et «tentative d'escroquerie», cette fois sur le financement de la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy. Dans l'affaire de l'arbitrage Tapie, Claude Guéant a été placé en garde à vue, tout comme dans le dossier des primes qu'il a perçues quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur. Michel Gaudin a également été placé en garde à vue dans cette affaire des primes. Les policiers s'interrogent également sur la régularité des contrats conclus entre l'Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy.

Dans le cadre de cette procédure, les enquêteurs ont placé sous surveillance téléphonique plusieurs proches de l'ancien chef de l'Etat, puis M. Sarkozy lui-même, à partir de septembre 2013.

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