domingo, 6 de janeiro de 2019

Des centaines de femmes « gilets jaunes » manifestent dans plusieurs villes de France / Popularité: Macron et Philippe au plus bas / VIDEO: boxe un gendarme, l'incroyable séquence de l'acte 8 à Paris





 Lors de l'acte 8 des Gilets jaunes à Paris, un homme avec un bonnet noir s'est déchaîné à mains nues sur un gendarme qui était en train de faire évacuer la passerelle Léopold-Sédar-Senghor (Paris Ier). Sur une autre séquence ce même homme s'en prend à un autre gendarme tombé à terre. Ces images incroyables sont vites devenues virales sur les réseaux sociaux.


Des centaines de femmes « gilets jaunes » manifestent dans plusieurs villes de France

A Paris, Toulouse ou Caen, des manifestantes se sont réunies dimanche dans l’espoir de donner une image « inédite » et pacifique du mouvement.

Le Monde avec AFP Publié hier à 14h21, mis à jour hier à 15h06

« Macron, t’es foutu, les gonzesses sont dans la rue. » Plusieurs centaines de femmes « gilets jaunes » se sont rassemblées, dimanche 6 janvier, dans plusieurs villes de France, au lendemain de l’« acte VIII » qui a réuni près de 50 000 personnes dans tout le pays. Leur but était de manifester pacifiquement et de donner une image « inédite » du mouvement, alors que les manifestations de la veille ont été marquées par de nouvelles violences.

A Paris, quelques centaines de manifestantes s’étaient rassemblées à 11 heures sur les marches de l’Opéra Bastille pour chanter la Marseillaise, des ballons jaunes à la main. Elles ont ensuite encerclé la place, perturbant la circulation, avant de se diriger vers la place de la République.


« En faisant cette première manifestation de femmes, on voulait avoir un autre canal de communication que la violence, car tout ce qui émerge du mouvement dans les médias ce sont les actes de violence et on oublie le fond du problème », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Karen, infirmière de 42 ans venue de Marseille et l’une des fondatrices du groupe Facebook « Femmes gilets jaunes ». « Cette manifestation n’est pas féministe mais destinée à donner une image inédite au mouvement », a-t-elle insisté.

Sophie Tissier, 40 ans, « mère isolée de deux enfants », a expliqué au mégaphone être au RSA depuis deux ans et demi : « C’est très difficile pour nous d’être mises en lumière dans la société en tant que femmes. Or nous sommes plus pacifiques que les hommes et on veut mobiliser de façon pacifique. (...) On est très nombreuses dans les manifestations, sur les ronds-points, car on est plus touchées par le travail précaire. »

Lire le reportage : « Nous, on veut être acteurs de nos vies » : à Paris, les « gilets jaunes » de retour dans la rue
« Précarisées, discriminées, révoltées »
A Toulouse, près de 300 femmes « gilets jaunes », selon la préfecture, s’étaient réunies derrière une grande banderole noire sur laquelle on pouvait lire : « Précarisées, discriminées, révoltées, femmes en première ligne ». Les manifestantes se sont rassemblées à 11 heures sur la place Arnaud-Bernard avant de s’élancer vers les boulevards du centre-ville, encadrées par une présence policière discrète.

Les slogans visaient principalement le président de la République : « Macron démission », « Macron, t’es foutu, les gonzesses sont dans la rue » ou encore « Macron, si tu ne viens pas, c’est nous qui venons chez toi ».

« Je suis venue pour l’avenir de nos enfants, expliquait Monique, une fonctionnaire de 64 ans, on leur laisse une société pourrie. Beaucoup vont être au chômage et les personnes âgées vont travailler de plus en plus tard. Ils n’auront pas droit à la parole si on n’agit pas maintenant et le peuple a droit à la parole » .

Lire la tribune : « Les “gilets jaunes” veulent rompre avec le sentiment de dépossession »
A Caen, théâtre de scènes de violences samedi, une centaine de femmes accompagnées parfois de leurs enfants sont parties de la place de la Mairie pour défiler dans les rues aux cris de « Les femmes avec nous », « CRS avant de gazer, accouchez ».

« Le gouvernement veut nous faire passer pour des casseurs, mais aujourd’hui nous sommes des mères, des grands-mères, nous sommes les filles, les sœurs de tous les citoyens, et nous voulons dire que (...) notre colère est légitime. C’est lors des crises sociales que les droits des femmes sont le plus en danger », a déclaré Chloé Tessier, 28 ans, professeure d’équitation.

En Saône-et-Loire, à Montceau-les-Mines, une centaine de femmes « gilets jaunes » ont elles aussi défilé dimanche matin. Parmi les manifestantes, une dame âgée, avec une pancarte sur laquelle était écrit « Pour la France de nos enfants » et une jeune femme poussant une poussette avec l’inscription : « Je suis une fille et je ne veux pas d’enfant dans ce monde-là ».



Popularité: Macron et Philippe au plus bas
Par LEXPRESS.fr avec AFP ,
publié le 18/12/2018 à 07:04 , mis à jour à 11:05

Seuls 27% des Français jugent qu'Emmanuel Macron est un "bon" président de la République, selon un sondage Odoxa.
Une lourde chute. Les cotes de popularité d'Emmanuel Macron (27%) et d'Edouard Philippe (31%) baissent de cinq points en un mois, pour atteindre leur plus bas niveau depuis le début du quinquennat, selon un sondage Odoxa publié le 18 décembre.

Après un mois de crise des "gilets jaunes", le chef de l'Etat poursuit sa descente quasi-ininterrompue entamée en mai et 73% (+5) des Français interrogés portent désormais un jugement négatif sur son action, selon cet institut.

"Président des riches" pour trois Français sur quatre
Emmanuel Macron perd du terrain auprès des proches du PS (-4), de La France insoumise (-11), mais aussi de La République en Marche (-3), selon cette enquête pour France Inter, L'Express et La Presse régionale. Il est toujours considéré comme le "président des riches" par 74% des personnes interrogées (+3) et 33% (-16) seulement pensent désormais qu'il est "compétent", contre 67% d'une opinion inverse.

Edouard Philippe l'accompagne dans sa chute : 31% des Français le considèrent comme "un bon Premier ministre" contre 68% (+5) d'un avis contraire.

Le Pen en forte hausse
Interrogés sur "l'Etat d'urgence économique et social" et les mesures annoncées par le chef de l'Etat pour tenter d'apaiser les "gilets jaunes", les Français sont partagés: pour 47% il s'agit d'"un tournant du quinquennat", mais 53% ont une opinion opposée.

Principale bénéficiaire de la période, Marine Le Pen gagne six points en un mois avec 29% d'avis favorables et se hisse dans le trio de tête des personnalités, derrière Nicolas Hulot (42%, -3) et Alain Juppé (35%, +1).

Enquête réalisée en ligne les 13 et 14 décembre auprès de 990 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

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