« Une
folie » : le possible envoi de troupes en Ukraine évoqué par Macron fait réagir
l’opposition
Lundi soir,
Emmanuel Macron a expliqué que « tout est possible si c’est utile pour
atteindre notre objectif » concernant la guerre en Ukraine, n’excluant donc pas
un envoi de troupes. Cette annonce n’a pas manqué de faire réagir.
Ouest-France
P. GRATIAN.
Publié le 27/02/2024 à 07h34
« Rien ne
doit être exclu ». La phrase, lâchée en conférence de presse lundi 26 février
2024 par Emmanuel Macron concernant un possible envoi de troupes en Ukraine,
fait beaucoup réagir dans la classe politique.
Une « folie
» pour Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure
« La guerre
contre la Russie serait une folie », a dénoncé le leader de la France insoumise
Jean-Luc Mélenchon dans la nuit de lundi à mardi, jugeant « irresponsables »
les déclarations d’Emmanuel Macron. « L’envoi de troupes en Ukraine ferait de
nous des belligérants […] Cette escalade verbale belliqueuse d’une puissance
nucléaire contre une autre puissance nucléaire majeure est déjà un acte
irresponsable », s’est insurgé l’ex-candidat à l’élection présidentielle sur X.
Quant à lui,
le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a aussi repris ce terme
de « folie ». « Inquiétante légèreté présidentielle qui au détour d’une
conférence de presse se dit éventuellement prêt à engager la France comme
nation co-belligérante dans cette guerre. Soutenir la résistance ukrainienne
oui. Entrer en guerre avec la Russie et entraîner le continent. Folie. »,
a-t-il affirmé.
Le numéro 1
des communistes ne dit pas autre chose : « Macron entraîne la France et
l’Europe dans une escalade guerrière terriblement dangereuse ! La France doit
agir pour la paix, certainement pas souffler sur les braises de la guerre », a
publié Fabien Roussel sur X.
«
Insouciance », tacle Marine Le Pen
L’extrême
droite s’oppose aussi à cette déclaration. « Je ne sais pas si chacun se rend
compte de la gravité d’une telle déclaration. Emmanuel Macron joue au chef de
guerre mais c’est la vie de nos enfants dont il parle avec autant
d’insouciance. C’est la paix ou la guerre dans notre pays dont il s’agit », a
affirmé de son côté Marine Le Pen, sur X également.
Le
vice-président du RN Sébastien Chenu a déploré sur Public Sénat « une
désinvolture inquiétante dans les propos d’Emmanuel Macron ». Il a également
demandé un débat au Parlement sur le sujet « pour savoir où on va ».
À droite,
Éric Ciotti a également fait part de son opposition. « L’annonce d’une
éventuelle mobilisation au sol de soldats français en Ukraine fait changer la
nature du conflit ! Cette déclaration lourde de terribles conséquences
d’Emmanuel Macron s’est faite sans le moindre débat parlementaire. Cette
position est-elle vraiment réfléchie ? », a-t-il demandé.
Gabriel
Attal précise
« Ce qu’a
dit le Président de la République c’est d’abord qu’on allait continuer à
soutenir les Ukrainiens », a rappelé Gabriel Attal, interrogé sur la question
mardi matin par RTL. « Il a répondu que rien ne pouvait être exclu », a-t-il
ajouté, sans toutefois dire que cette hypothèse d’un envoi de troupe était
envisagée. « On ne peut rien exclure dans une guerre » qui a lieu « au cœur de
l’Europe », a-t-il insisté.
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« On ne peut
pas accepter qu’un pays autoritaire prenne le contrôle d’un pays démocratique
par la force », a affirmé le Premier ministre. « Je ne veux pas que ma
génération vive dans un monde de menace ».

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