La Police
Nationale porte plainte contre L'Etat
Le principal
syndicat de gardiens de la paix, Alliance Police nationale, a déposé une
plainte contre l'État français le 14 octobre 2026 pour « mise en danger de la
vie d'autrui ».
Cette
démarche judiciaire inédite s'inscrit dans le contexte des fortes tensions
liées au mouvement de contestation des lycéens.
Les
motifs de la plainte
Selon les
communiqués du syndicat Alliance Police nationale, l'organisation dénonce :
- Des injonctions contradictoires
: Le syndicat
pointe du doigt un fossé entre la fermeté affichée publiquement par le
ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et les consignes verbales
ou hiérarchiques appliquées sur le terrain, demandant aux forces de
l'ordre de « lever le pied ».
- Des policiers « sacrifiés » : Face aux violences urbaines,
Alliance estime que ces consignes de retenue désarment les policiers
opérationnels, les laissant « esseulés, trahis et abandonnés » face à la
vindicte populaire.
Le bilan
humain avancé
Pour
justifier le danger encouru par les agents sur le terrain, le gouvernement a
rapporté que 937 policiers et gendarmes avaient été blessés depuis le
début de la mobilisation lycéenne. En parallèle, le Premier ministre Sébastien
Lecornu a indiqué que 248 élèves avaient été blessés et que 36 enquêtes
internes avaient été confiées à l'IGPN pour examiner le comportement de
certains policiers.
Les
réactions syndicales
L'initiative
juridique d'Alliance ne fait pas l'unanimité au sein de la profession. Si le
syndicat majoritaire cherche à établir officiellement les responsabilités
hiérarchiques, d'autres syndicats de police ont exprimé leur agacement face à
cette procédure, qualifiée par certains de réaction impulsive ou de démarche
purement politique.
Sur le plan
légal, les analystes soulignent que l'action s'avère complexe, car le syndicat
devra apporter la preuve matérielle et directe d'un lien de causalité entre les
directives de commandement reçues et le préjudice physique subi par les agents

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