Mobile
inconnu, piste raciale écartée, cellule psychologique : après la mort de Louis
à Narbonne, la mise au point du procureur de la République
Après la
mort de Louis à Narbonne, le parquet a affirmé, jeudi 25 juin 2026, que le
mobile restait inconnu et a écarté tout motif racial.
Lucas
Rodriguez
Publié le
26/06/2026
à 09h58
Après la
mort de Louis H., 17 ans, violemment agressé à Narbonne, le procureur de la
République a apporté de nouvelles précisions jeudi 25 juin 2026. Le mobile du
crime reste inconnu, mais le parquet affirme qu’il n’a "aucun lien avec un
motif d’ordre racial".
Le
parquet de Narbonne veut remettre les faits au clair. Jeudi 25 juin 2026,
Jean-Philippe Rey, procureur de la République, a publié un communiqué après la
mort de Louis H. L’adolescent de 17 ans avait été violemment agressé dans la
nuit de vendredi à samedi à Narbonne. Cinq jeunes hommes, âgés de 17 à 19 ans,
ont été mis en examen dans cette affaire. Cette mise au point arrive après la
conférence de presse du 24 juin. Le procureur affirme vouloir corriger des
informations "erronées relayées par certains médias et sur les réseaux
sociaux".
Un mobile
toujours inconnu
Le
parquet insiste d’abord sur un point important. Il revient sur le mobile du
crime. Il "demeure pour l’heure inconnu", écrit Jean-Philippe Rey. Le
procureur écarte en revanche une piste. Selon lui, il est déjà possible
d’affirmer que que cet homicide est "sans aucun lien avec un motif d’ordre
racial".
Le
parquet donne aussi des précisions sur les cinq jeunes mis en examen. Trois
d’entre eux sont connus des services de l’Aide sociale à l’enfance, mais aucun
n’était placé dans la structure qui accueillait Louis H. Louis faisait lui
l’objet d’un accueil provisoire. Accueil qui avait été mis en place entre
l’Aide sociale à l’enfance et ses parents.
Des
violences précédentes sans lien avec les suspects
Le
procureur revient aussi sur de précédentes violences dont Louis H. aurait été
victime. D’après les fichiers de police, l’adolescent avait déposé plainte le
11 mai 2026 au commissariat de Narbonne. Cette plainte visait d’autres jeunes.
Le parquet précise qu’ils n’ont "aucun lien avec les mis en examen"
dans l’affaire actuelle.
Un autre
épisode est aussi mentionné. Le 12 juin 2026, Louis H. s’était présenté dans
une brigade de gendarmerie à Monestiés, dans le Tarn. Il était alors en fugue
depuis deux jours de la structure d’accueil de Narbonne. L’adolescent avait
dénoncé des violences en réunion subies quelques heures plus tôt. Il avait été
transporté à l’hôpital. Mais selon le parquet, "malgré l’incitation des
gendarmes à déposer plainte", aucune suite n’avait été donnée. Le
procureur apporte aussi une précision sur le passé judiciaire des personnes
mises en cause.
Jean-Philippe
Rey rappelle qu’une information judiciaire est ouverte. L’enquête doit encore
préciser les circonstances exactes de la mort de Louis H. Les cinq jeunes
hommes mis en examen bénéficient donc de la présomption d’innocence. C’est ce
que rappelle le parquet dans son communiqué. Plusieurs points restent encore à
éclaircir.
Le
Département de l’Aude exprime son soutien
Le
Département de l’Aude a aussi réagi ce jeudi 25 juin. Dans un communiqué, la
collectivité apporte son soutien à la famille, aux proches et à l’entourage de
Louis. L’adolescent était accueilli depuis début mai dans une structure
d’accueil d’urgence gérée par le Département. La collectivité se dit
"profondément touchée" par sa mort.
Par la
voix de sa présidente Hélène Sandragné, le Département exprime "sa peine
et sa compassion pour la famille et les proches de la victime après ce
drame". Chloé Danillon, vice-présidente du Département déléguée à la
protection de l’enfance et à l’action sociale de proximité, précise que
l’accompagnement de Louis avait commencé "en accord avec les parents et à
leur demande".
Une
cellule psychologique mise en place
Le
Département indique aussi que la disparition de Louis avait été rapidement
signalée par son lieu d’accueil. Cette démarche avait été faite avec les
parents et les forces de police. Après l’agression, la collectivité a mis en
place un soutien psychologique. Il doit accompagner les jeunes de la structure
et les professionnels.
Cette
cellule réunit des professionnels du soin. Elle travaille aussi avec l’unité de
psycho-traumatisme de l’hôpital de Narbonne et des professionnels du SDIS. Le
Département appelle enfin à "la prudence dans l’appréciation des
faits". Il demande aussi de la compassion et de la dignité autour de la
mort de Louis.

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